À l’épreuve de la crise sanitaire

La crise sanitaire a imposé, en l’espace de quelques mois, de nouveaux modes de travail pour les entreprises tels que le télétravail ou plus généralement le travail à distance. Normalement, ces modes de travail se seraient développés très progressivement, sur une période de plusieurs années. Actuellement, le télétravail est subi car imposé par les autorités, mais celui-ci devrait prendre progressivement sa forme à la sortie de la crise actuelle, que ce soit 1, 2 ou 3 jours de télétravail hebdomadaire. Quel qu’il soit, nous sommes convaincus que le bureau, comme lieu d’échanges et de sentiment d’appartenance, de créativité des équipes et d’émulation collective, reste et restera un élément incontournable dans la vie d’une entreprise et de ses salariés.


Une redistribution des m2 de bureaux au profit du collectif

La nécessaire application de règles de distanciation sociale au sein des bureaux, la multiplication des espaces de travail dits "collaboratifs" ainsi que le renforcement des zones de convivialité, contribueront à maintenir chez les entreprises un besoin important en surfaces de bureaux.

Les espaces de bureaux devront être adaptables aux besoins évolutifs des entreprises au cours d’une même journée : par exemple des espaces de travail et de partage collectifs avec des cloisons amovibles ou des restaurants d’entreprise se transformant en espace de réunions en dehors des heures de repas...

L’alternance de jours de présentiel et de travail à distance pour les collaborateurs devrait également avoir un effet sur la localisation des entreprises. Pour fidéliser ou attirer de nouveaux talents, les bureaux devront être très accessibles en transports en commun pour les collaborateurs depuis leur lieu de résidence. La "centralité" des immeubles, au cœur des quartiers d’affaires centraux devrait s’imposer comme un critère déterminant.


Maintien de la confiance des épargnants dans la pierre papier

Malgré le contexte économique, sanitaire et social complexe que nous connaissons depuis un peu plus d’un an en France et ailleurs, les épargnants continuent de faire confiance à la pierre papier. Le marché des Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) de rendement en immobilier d’entreprise a ainsi enregistré une collecte nette de près de 6 milliards d’euros en 2020(1), soit la 3e meilleure année en matière de collecte nette pour ce marché depuis les 10 dernières années.

Les SCPI de rendement ont plutôt bien résisté à la crise avec un rendement (DVM)(1) moyen de 4,18 % en 2020(2). Les perspectives des prochaines années restent bien orientées, comme le rappelle l’Institut de l’Épargne immobilière et foncière (IEIF).

Plus largement, l’immobilier reste une classe d’actifs toujours recherchée par les investisseurs en quête de sécurité dans un environnement chahuté.

 

PLACEMENT IMMOBILIER : QUELLES PERSPECTIVES ?

• Nathalie Charles, Directrice de BNP Paribas REIM et Nicolas Otton, Directeur de BNP Paribas Banque Privée
font le bilan de la pierre papier un an après le début de la crise sanitaire et passent en revue les perspectives
du placement immobilier.





(1) DVM : Distribution sur Valeur de Marché = rapport du dividende brut sur le prix moyen de souscription de l’année.
(2) Source : étude IEIF "Analyse annuelle SCPI 2020" - Données au 31/12/2020.

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